lundi 16 novembre 2009

Pour en sortir de la rumination

Dis-moi Khonsou,
comment c'est
à ton retour à Thèbes.

dimanche 15 novembre 2009

Orig(i)nal ou élan?



Fonctions écologiques

Cet animal, capable de traverser des lacs et fleuves importants à la nage en Amérique du Nord, est le seul mammifère cervidé capable de brouter des végétaux aquatiques, la tête sous l’eau. Il semble donc occuper une niche écologique particulière et il pourrait avoir pour cette raison joué un rôle important pour l’entretien de la biodiversité et de la végétation naturelle potentielle des zones humides froides et tempérées. Il consomme quotidiennement environ 5 % de son poids (soit 20 kg environ de biomasse végétale fraîche par adulte de 400 kg).
Sa présence étant attestée jusqu’au Moyen Âge dans l’Europe moyenne (Allemagne, France), certains auteurs suggèrent de le réintroduire dans des zones humides protégées, en complément des ovins, chevaux ou bovins rustiques utilisés pour la gestion et la restauration de ces milieux. En effet, comme celui des autres cervidés, son système digestif est mieux adapté à la digestion de matières ligneuses que ceux des animaux herbivores déjà présents dans les réserves et il est le seul qui pâture volontiers les ligneux parfois envahissants des écotones des zones humides, entretenant, comme le fait aussi le castor, des abords dégagés et ensoleillés. À la saison froide, il mange de 20 à 25 kg de branches, écorces et rameaux généralement de saules, aulnes et bouleaux, essences pionnières participant à la fermeture des zones humides et aux apports massifs de feuilles mortes qui contribuent à l’atterrissement anormalement rapide des mares, tourbières et zones humides peu profondes. Son pied composé de 4 sabots par patte, reliés pour partie par une membrane interdigitaire qui lui permet de moins s’enfoncer dans les sédiments et sols mous que d’autres espèces (charge de 420 à 440 g/cm2, contre 750 pour un bovin et 800 pour un cheval)...

Alces alces, dondé vas?

Source: wikipédia

mercredi 11 novembre 2009

Debout sur la langue

"Le crâne est une boîte à outils. Y sont posés les clous, la scie, la pince et les écrous, pêle-mêle, et le marteau de bois. On y trouve d'autres objets, plus ou moins grands et plus ou moins utiles, la faux rasante et la bêche endormie, le miroir du matin, toujours humide, et le miroir du soir, toujours asséché, les mots et les lettres de première nécessité, l'orge et le blé, l'avoine aux bêtes et la pivoine au poing. Parmi toutes ces choses que je regarde grandir au fil des saisons, j'ai pris l'habitude de vivre."
Antoine Wauters, gazette de chantiers poétiques Matières à Poésie 19Bis, Extrait.
A lire vivement Debout sur la langue, le Bookleg #46 Ed. Maelström